03/08/2011

23 ème Anniversaire de Ntega et Marangara

23 ème Anniversaire de Ntega et Marangara

 

 

Information :

 

 

Ce samedi 13 août 2011 à 12h 00 précises aura lieu une célébration eucharistique au cours de laquelle sera évoquée la mémoire des victimes de Ntega et Marangara en août 1988.

 

 

Un moment d’échanges et de recueillement sera organisé après la messe.

 

 

Coordonnées utiles :

 

a) Messe :

 

 

Eglise de la Madeleine

"Fraternité de l'Assomption"

 

Rue de la Madeleine

"Entre la gare centrale et la grand-place"

1000 Bruxelles

 

b) Recueillement :

 

Brasserie de la Madeleine

Rue de la Madeleine, 53

1000 Bruxelles

 

c) Contact :

 

Tél./fax:0032-2.514.57.85

 

Commentaires

Cher lecteur

Je ne saurais pas vous dire exactement ce qui s' est passe dans la nuit du 14 au 15 Aout 1988,mais surement je peux vous dire que, se trouvant a Kirundo centre, la place que je connais bien pour etre ne et avoir grandi la, j' ai suivi le cours des evenements a partir du moment ou je m' en suis rendu compte.

La veille de l' intervention militaire, la province de Kirundo avait organise une journee touristique avec un avion petit porteur a la disposition de la population qu' on louait pour faire le tour de la province. Si mes souvenirs en matiere de dates sont bons, c' etait le jour de l' assumption.

Le lelndemain, la vie commencait a aller comme d' habitude quand on avu des gens arriver essoufles. Certains etaient blesses, J'ai pris part dans l' accueil des rescapes, etant donne que je pouvais identifier certains de mes eleves du Lycee de Mukenke.

Aussitot, un convoi de militaires est arrive. Tous les fugitifs ont ete sommes d'aller se regouper au depot SOBECOV que l' on venait de transformer en centre d' accueil. Entre temps, un long convoi de chars blindes, copmions "Je m' enfous pleins a craquer arriverent a Kirundo. Ils s' arreterent autour du marche de Kirundo. La terreur commenca a gagner les habitants du centre qui avaient du mal a comprendre ce qui se passait. En fait, ni les fugitis, ni les autorites provincailes, personne n' etait a mesure de raconter avec certitude le fait des evenements. Les fugitifs nous disaient que des personnes armees avaient attaques les familles mais ne pouvaient pas dire avec precision si les malfateurs etaient des hutu ou des tutsi ou bien des burundais ou des etrangers.

Entre temps, au moment les innocents comme moi se demandaient ce qu' il fallait faire pour que la situation soit clarifiee, certains militaires avaient ddeja debarques des camions et avaient deja commence la chasse aux intellectuels et aux commercants hutu du centre, a un rythme tout a fait informel et un clendestin.

Les choses commencerent a se reconstruire formellemenmt lorsque un helicoptere amenant le colonel Ndakazi, chef d' Etat major actuel atterissa al brigade de Kirundo. Tout le convoi militaire se reforma aussitot et se dirigea a la brigade.

Comme a l' accoutume, nouis nous dirigeames vers la brigade, non pas pour voir les militaires, mais pour voir l' helicoptere. Mais comme souvent on devait se faufiler entre les trous des clotures, on s' empecha pas de realiser que quelque chose de suspect se passaient a la Brigade.

Les militaires s' etaient regroupes autou du chef d' etat major. Une reunion entre les chefs des troupes et le chef d' etat major battait son plein et les discussions etaient chaudes.

Des plans d' attaques etaient en train d' etre donnes. L' on pouvait bien se rendre compte que certains militaires avaient des doutes quant a savoir comment ils allaient differencier le criminel de celui qui ne l' etait pas. D' autres demandaient plutot de savoir comment on allait sauver les tutsi qui etaient encore sur les lieux.

Mr Ndakazi ne cachait plus son amertume et tonnait tres haut. Tout le mondait l' entendit instruire: Allez, tuez tout le monde que vous trouverez sur les lieux. Un des militaire osa demander: "et si ces gens-la sont des tutsi qui ont pu echaper aux massacres? Et Mr Ndakazi d' ajouter: "Il n y' a pas de tutsi dans ce coin du pays".

Les blindes prenaient ainsi position, laissant les camions militaires se remplir et prendre le chemin les dirigeant vers Ntega et Marangara. La chasse aux hutu etait amorcee.

Ce que nous n' avons pas su, c' est qu' etre temps l'ordre avait ete donne aux militaires restes sur les lieux de se joindre aux civils tutsi pour se mettre a saccager les habitations des hutus, commercants, intellectuels, etudiants pour les conduire a ka brigade pour les tuer a coup de haches et de houes uses (amafuni). On leur prenaient tout ce qu'ils avaient, habits et chassures inclus puis on les faisaient coucher pour les achever a coup de houes uses. On disait que les cartouches etaient ainsi sauves et cela aussi leur eviter d' attirer l' attention du reste de la population. La benne du fameux Jean Ingabire, fils de Murara Tharcisse (propraitaire de l' hotel Hauberge du Nord) parcouraient les rues, ramassant tous les civils hutu vises par cette chasse meurtiere, en attendant que les vehicules militaires se faufillent dans l' ombre de la soiree pour renforcer l' operation macabre de faire disparaitre de ce qui etait suspecte d' etre hutu.

Je me suis volatilise apres avoir ete informe que la place que je frequentais souvent avait ete sujette de plus d' une visite pour me rechercher.

A peine arrive sur ma colline natale, un ami tusi arriva vers 19.00 du soir pour m' avertir que je devais disparaitre des lieux car, me diait-il, on ne comprenait pas comment j' etais parvenu a m' echapper.

Au moment ou Kirundo se trouvait a l' assaut des tutsis, Ntega et Marangara etaient a feu et a sang. On pouvait voir de loin des fumees couvrir la region au moment ou le claquement de l' arme a feu assourdissait les oreilles.

Le lelndemain, le major Buyoya rentre au pays faisait de Kirundo sa priorite. Arrive en heloptere, il se posa a la brigade de Kirundo juste pour s' enquerir de la situation avant s' envoler sur la region deja assiege par les hommes en uniforme.

Son helocopte fut utilise pour bruler les marrais ou les hutu s' etaient retrenches. Le napalm etait utilise afin de tuer ceux qui etaient parvenus a s' enfuir ou se caher dans lieux inaccessible par les blindes.

L' operation fut etendu dans toutes communes environnant Ntega ou les hutu etaient, non pas immediatement tues mais achemines a bord des comions militaires vers la brigade de Kirundo et le camp municipale qui etaient devenus des centres de la mort.

Il falait attendre qu' un quorum d' environ 40 personnes soit atteint pour proceder a l' execution, aussitot la nuit tombee. Des fosses communes laissees a ciel ouvert avaient ete creusees a environ 3 km du centre commercial de Kirundo sur la route menant sur la colline de Mutara, pres de ma colline natale. Des femmes rentrant du centre etaient stupefaites de rencontrer des chiens se promener avec des bras d' hommes comme proie.

Le soir, les pigmees de la colline Murama se battaient pour etre les premiers a se rendre sur les lieux se procurer des habits, des montres ou des souliers que les militaires n' avaient pas pus le temps de prendre avant d' achever leur victimes. Souvent, la battaille etait inevitable entre les chiens a la recherche de la chaire humaine comme nourriture et les batwa a la rechersche de fortune.

Lorsque je fus arretes, plus de deux semaines apres le declenchement desevenements, les radios du monde se relayaient pour potrayer les tueries qui s' etaient rendus plus officielles que la collection des taxes sure vente de marchandise.
Dieh seul sait qu' apres avair ete recherches comme un tueur a gage, j' echappa de justesse a la derniere execution massive de 84 personnes tuees dans la nuit du 1er au 2 Septembre 1988.

Je fus conduit a la brigade apres avoir ete arrete a 6.00 du matin et mis en prison ou un marais de sang s' etait mele aux urines des criminels du delit commun qui assistaient a la folie meurtiere.

Voila, ce que je puex vous dire de la situation qui a caracterise les evenements de Ntega et Marangara. Le recit est long, ca necessite tout un livre.

Écrit par : Sylvestre | 08/08/2011

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c'est honteux, ca fait mal , ce qui tu racontes, tu ments, moi je suis un rescapé tutsi de ces massacres

Écrit par : gatungwa | 31/08/2011

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