30/09/2011

Exode : Les Hutu du Burundi

DAM, NY, AGNEWS, le 5 janvier 2010.

AGnewsAGNews 2003

 

2003

Près de 350 000 Burundais se trouvent dans des camps en Tanzanie.
L'UNHCR continue à organiser chaque semaine des convois de retour vers les provinces relativement sûres du nord du Burundi. Pour cette année seulement, près de 10 000 réfugiés sont rentrés par ces convois organisés par l'UNHCR. Environ 12 000 autres sont rentrés à pied en Ruyigi en passant la frontière à Kibondo. Ces rapatriés spontanés ont marché près de 70 km jusqu'à la frontière. Le nombre de plus en plus important de retours spontanés a amené les agences humanitaires comme la société de la Croix-Rouge tanzanienne à installer des centres sur les chemins du retour où les réfugiés en route peuvent recevoir de l'aide : eau, nourriture et, si besoin, premiers soins. Près de 350 000 Burundais se trouvent dans des camps en Tanzanie.

 

2002

Le RIB fait appel au HCR de stopper le rapatriement des Refugies Burundais en Tanzanie--Le Réseau International Burundi pour la Paix et le Respect des Droits de l’Homme ‘RIB’, collectif d’associations et d’ONG de Burundais de la diaspora et des amis du Burundi, est très inquiet de la décision prise par le HCR et les gouvernements burundais et tanzanien de rapatrier les réfugiés burundais vivant en Tanzanie aux termes de l’Accord Tripartite signé le 08 Mai 2001

 

Témoignage d'un jeune réfugié Burundais de 10 ans ayant trouvé asile au KENYA.
Je suis un enfant Burundais. J'ai 10 ans. Quand nous étions avec mes parents au Burundi la vie était bien. Dans ce temps là je grandissais avec mes deux parents : mon papa, ma maman. Il y avait aussi mes frères et mes sœurs. Aujourd'hui, je suis seul. Je n'ai même plus un parent. Je n'ai plus de frères, ni de soeurs. Ils ont tous été tués devant mes yeux d'enfants. Je ne comprends pas pourquoi et pourquoi moi je suis encore là. Je suis là mais seul, dans un pays qui n'est pas le mien. Dans un pays où la vie n'est pas celle de mon village au Burundi. Mon coeur est comme cassé, les grands disent que je suis traumatisé par la guerre. Les mots ne sont pas importants, l'important est ce que je sens en moi et qui souvent met la colère en moi.

 

Monsieur Raphaël :
Oui, je viens du Burundi, cela se situe en Afrique centrale. Je suis né là-bas dans ce beau pays . Je vivais dans un petit village et j'allais à l'école à plusieurs kilomètres de marche de là. Ensuite, j'ai suivi des cours d'histoire jusqu'en deuxième candi. Ensuite, je suis parti vers la Belgique .
Les élèves de cinquième B du Collège SAINT-HUBERT : Quelles sont les raisons qui vous ont poussé au départ ? Avez -vous été forcé de partir ou était-ce votre propre choix ?«Ah... et bien j'étais obligé ! J
'ai été obligé de quitter de mon pays si je ne voulais pas mourir. J'étais menacé politiquement. En 1970 j'étais fiché comme membre d'une ethnie jugée dangereuse par l'intelligentsia en place. Je suis Hutu, l'ethnie majoritaire du pays.

 

2001

Tanzanie. Rapatrier les réfugiés burundais La Tanzanie a lancé un appel à l’assemblée générale des Nations unies pour l’amener à considérer comme une question prioritaire le rapatriement de plus de 800.000 réfugiés burundais qui vivent sur son territoire. Le ministre tanzanien des Affaires étrangères, M. Kikwete, a déclaré le 13 novembre à New York que le retour des réfugiés dans leur pays permettrait d’accélérer le processus de paix. A l’heure actuelle, la Tanzanie abrite, dans les régions de Kigoma et de Kigera, un demi million de réfugiés qui ont réussi à échapper aux troubles politiques au Burundi. 300.000 autres demandeurs d’asile burundais sont toujours installés dans des camps dans l’est de la Tanzanie. M. Kikwete a demandé à la communauté internationale de s’attaquer aux causes profondes de la crise des réfugiés dans la région des Grands Lacs, afin de soulager la Tanzanie de la charge que constitue l’afflux ininterrompu de ces personnes. (PANA, Sénégal, 14 novembre 2001)

 

2000

More than 1.5 million people, mostly Hutu, including East Africa Annual Conference Bishop J. Alfred Ndoricimpa
Bishop J. Alfred Ndoricimpahave fled the fighting in Burundi. The Bishop, who was President Ndadaye's spiritual adviser fled to Nairobi, because his life was threatened in Burundi.

 

DROIT DE L'HOMME AU BURUNDIREFUGIES : Témoignage d'un réfugié Burundais (Hutu) vivant dans les camps de réfugiés en TANZANIE : 28 d'années d'exil.
Depuis le jour où Nathaniel Ntukamazina a dû quitter le Burundi, il y a 28 ans, il a passé la plus grande partie de sa vie dans les camps du Congo et de Tanzanie. Il a accepté de parler de sa riche expérience de vie: réfugié, père de famille, et catéchiste au service des autres réfugiés du camp.

 

1999

 

Au nom de la sécurité: rassemblements forcés des réfugiés burundais ( HRW)Je me suis enfuie du Burundi en 1972 et je suis venue en Tanzanie. Depuis lors, je vis dans le camp Rusaba B en Tanzanie et je n'ai aucun problème. Mes sept enfants sont nés en Tanzanie. Nous nous entendons bien avec nos voisins. Nous contribuons à la communauté. Nous avons aidé à construire les écoles. Nous avons donné de l'argent pour participer au développement de la communauté. Nous sommes reconnaissants envers les tanzaniens de nous avoir donné une terre et une vie...

 

1998

 

BURUNDI-TANZANIE-HCR: ACCORD SUR UN MECANISME TRIPARTITE (UNHCR)

Suite à ses visites en Tanzanie et au Burundi, Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Madame Sadako Ogata, a annoncé que le président Benjamin Mkapa et le président Pierre Buyoya ont accepté d'établir un mécanisme tripartite avec le HCR afin de faciliter le retour volontaire de milliers de réfugiés burundais qui se trouvent actuellement dans des camps en Tanzanie. Cet accord résulte des discussions approfondies qu'elle a tenues avec les deux Gouvernements et avec les deux présidents, qui ont donné leur approbation finale aux cours de réunions privées .Madame Ogata a fait cette annonce de Kigali, étape de sa tournée de trois semaines en Afrique centrale où elle aborde les problèmes de réfugiés dans la région des Grands Lacs.

Remarque: Au moment de cet accord, près de 800 000 Hutu Burundais vivaient dans descamps de regroupementà l'intérieur du Burundi(Politique érigée par M. Buyoya en personne). C'est un accord irresponsable.

 

1997

 

Rebellen in oosten Zaire doden Hutu-vluchtelingen
wee onafhankelijke bronnen maakten gewag van 'slachtpartijen' waarbij Rwandese Hutu's afgemaakt worden. Eén bron heeft het tevens over een moordpartij waarbij 1.000 Burundezen in het Shabunda-woud vermoord zij

 

1996

 

Le GENOCIDE DE 1996 : EST-ZAÏRE (Actuel RDC)/A l' est du Congo (RDC), des soldats Burundais ont massacrés des réfugiés Hutu de Burundi .

UVIRA(Nov.1996)225.000 Hutu disséminés à travers 13 camps au nord d'UVIRA.Les (Zaïre) Burundais se chiffraient à 144.000; ils ont fui les massacres, en général, et la "Tutsisation" de Bujumbura, en particulier, depuis 1993.Environ 35.000 d'entre eux sont retournés au Burundi, maisla plupart ont été massacrés par l'armée de BUYOYA dans le delta de la Rusizi,déclaré depuis lors zone interdite aux étrangers et aux civils. 190.000 autres sont morts ou disparus dans la nature.

 

 

EXTRAITS DE JOURNAUX COUVRANT LES EVENEMENTS DE 1996 CONCERNANT LE MASSACRES DE REFUGIES BURUNDAIS A L'EST DU CONGO...

Un Génocide a eu lieu à l' Est du Zaïre (CONGO RDC) en 1996. Des réfugiés HUTU Burundais qui étaient sous la protection des NATIONS-UNIS ont étémassacrés et forcés de retourner au Burundi où leurs vies étaient en danger. La plupart des réfugiés HUTU Burundais étaient établis à UVIRA et à Bukavu. On les estimait à peu près à 200 000 réfugiés.

 

La complicité AFDL-APR-FAB dans les massacres de réfugiés HUTU Burundais (Génocide 1996) : - Violations de la Convention relative au Status des réfugiés / principe de non-refoulement

97. On a aussi observé, néanmoins,des cas de refoulement au sens classique du mot. L'Alliance, qui a annoncé son intention d'expulser les réfugiés a, dans la nuit du 3 au 4 septembre, sans avis préalable, fait cerner par ses troupes le centre de transit de réfugiés de Kisangani, en a extrait environ 440 réfugiés rwandais et325 réfugiés burundais- dont 252 femmes et 242 enfants - etles a renvoyés par avion, en trois fois, à Kigali. La Haut-Commissaire pour les réfugiés a énergiquement protesté contre cette violation du principe de non-refoulement. Il y a eu aussi des cas de violation à Kisangani (23 novembre) et dans d'autres localités.

 


 

Refugees forced back to danger

(HCR) Refugees from Burundi returning to their country are facing the same human rights abuses that forced them to flee in the first place. The civil war and ethnic violence in Burundi have not abated since October 1993. Killings of unarmed civilians, including the elderly and children, are reported virtually every week. At least 10,000 casualties have been recorded since Major Pierre Buyoya took power in a military coup on 25 July 1996. Tutsi-led armed groups in Zaire are forcing the refugees to leave Zaire and are handing them over to Burundi government forces at the border. The Zairian government has stated that all refugees from Burundi and Rwanda must leave. But there are no guarantees of safety once the Burundi refugees return. Amnesty International is continuing to receive reports of human rights abuses in Burundi by both the Tutsi-dominated Burundi armed forces and Hutu-led armed groups.As many as 500 people who have returned to Burundi in recent weeks are reported to have been killed by Burundi government forces. Others have "disappeared".

 

L'humanitaire impuissant redoute le génocide
Plusde 1,2 million de réfugiés se trouvent dans une situation extrêment précaire dans la zone e entre les villes de d'Uvira(est du Zaïre) et l'action humanitaire est actuellement pratiquement paralysée, a affirmé vendredi à Bruxelles le commissaire européen aux affaires humanitaires, Mme Emma Bonino.

Pont aérien pour les réfugiés du KIVU Est du Zaïre et Burundi: des milliers de victimes
Plus d'un millier de personnes au moins ont été massacrées au Burundi en un mois, entre fin octobre et fin novembre, en majorité des civils tués par l'armée du régime de Bujumbura, a rapporté mercredi le Haut Commissariat des droits de l'homme de l'ONU.

 

 

1994

 

Echt drama dreigt voor Burundese vluchtelingen

BRUSSEL, 11 april 1994 - De onlusten in de Ruandese hoofdstad Kigali dreigen ook op een ramp uit te draaienvoor de ongeveer 240.000 Burundese vluchtelingen in het zuiden van Ruanda. De voedselvoorziening van de vluchtelingen kampen verloopt via de luchthaven van Kigali. „Als die pijplijn stilvalt, dan wordt het een echt drama", zegt Bea Vanhove, woordvoerster van het Rode Kruis.Ruim600.000 Burundezen ontvluchtteneind oktober vorig jaar hun land na de staatsgreep en de slachtpartijen die erop volgden. Ze zochten hun toevlucht in de buurlanden Tanzania, Zaïre en ook Ruanda. „De hele strook aan de grens met Burundi zit nog vol met Burundese vluchtelingen", zegt Bea Vanhove...

 

1993

 

BURUNDI Des réfugiés hutus font état de massacres après le coup d'Etat contre le président Ndadayé par HELENE JEAN
Des milliers de Burundais se sont réfugiés au Rwanda depuis le coup d'Etat de militaires tutsis contre le régime du président hutu Melchior Ndadayé jeudi 21 octobre.Des témoins font état de massacres, alors que le pays reste coupé du monde.KANYARU (poste frontière Rwanda-Burundi) de notre envoyé spécial Le cadavre d'un jeune homme, les bras liés derrière le dos, roule dans les eaux boueuses de l'Akanyaru, qui marque la frontière entre le Rwanda et le Burundi. Son visage apparaît un bref instant à la surface, suscitant des ricanements parmi les badauds sur la berge rwandaise.( Le Monde, 24 Octobre 1993)

 

"Ze begrijpen niet dat ze moeten stoppen met doden"


Hutu's op de vlucht voor het geweld steken de grens van Burundi met Rwanda over (Foto AP / 27-10-1993).

Er komen twee kinderen van een jaar of drie, vier uitgekropen. Een jongen en een meisje die erg angstig kijken. Het oudje stelt hen gerust. Hutu's, zegt zij. En ze naakt duidelijk dat ook hun ouders zijn omgekomen. In Ngozi stoten wij )p een Duitse koöperant, maar de man wil ons nauwelijks aankijken. .,Er zijn dingen gebeurd hier, maar ik weiger ook maar iets te zeggen", sist hij. Hij vlucht letterlijk van ons weg.

 

 

Vele Burundezen willen niet lang in het dispensarium blijven. Ze vluchten hals over kop verder. Zo diep zit de angst.
(Axel BUYSE,02/11/1993)

Premier Burundi waagt zigh buiten Franse ambassade

Het Vluchtelingekommissariaat van de VN raamthet aantal Burundese vluchtelingen op 632.000. In Rwanda is de toestand het ergst: daar zijn342.000 vluchtelingensamengestroomd. In Tanzania zouden er261.000zijn en in Zaïre 29.000.

 

Een op tien Burundezen op de loop

RUTOVU (Burundi) - Meer dan een tiende van de Burundese bevolking is op de loop voor de niet aflatende slachtpartijen.Ruim 625.000 mensen namen de benen naar de buurlanden Rwanda, Tanzania en Zaïre. Maar volgens heel voorzichtige ramiugen zijn er ook in Burundi zelf nog eens 80.000 mensen op de loop. Een cijfer dat kan oplopen. Dat blijkt uit berekeningen van ambassades, hulporganizaties en de katolieke bisdommen hier.Hoe zwaar dat probleem van _binnenlandse vluchtelingen" is, zie je al vlug in de streek van Rutovu, in de provincie Bururi het kernland van de Hima-Tutsi's die het de voorbije kwart eeuw voor het zeggen in dit land...

 

 

BURUNDI: " Ce soir, ma famille ne mangera pas "
par HELENE JEAN

Ayant fui au Rwanda après le coup d'Etat à Bujumbura, quelque 400 000 Burundais attendent dans des conditions désastreuses, l'intervention de troupes étrangères pour rentrer chez eux. KIGEMBE de notre envoyé spécial La nuit est tombée sur Kigembe.
sur un petit terrain de football, des milliers de réfugiés attendent encore, sous la pluie, leur ration quotidienne de maïs, distribuée par la CroiX-ROUge belge. Il fait nuit noire, les gens sont nerveux, affamés. il suffit d'un geste, d'un mot de trop, pour que les sacs de vivres soient pris d'assaut. Des échauffourées éclatent. on se bat, on hurle, pour tenter de s'emparer de quoi manger ce soir. A genoux dans la boue, des enfants transis ramassent à tâtons, dans l'obscurité, les grains éparpillés à terre.
" Les réfugiés ont faim ; la nourriture est encore insuffisante et arrive irrégulièrement ", constate Jean-pascal itihyssé, un volontaire catholique rwandais. Les organisations humanitaires semblent débordées par cette masse de réfugiés, arrivée si vite. Deux semaines après le coup d'Etat du 21 octobre, les communes rwandaises à la frontière du Burundi ont enregistré l'arrivée d'au moins trois cent soixante-quinze mille Burundais. se on le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugies (HCR), la Tanzanie en a accueilli deux cent quatre-vingt-quinze mille autres et trente-neuf mille ont fui au zaïre.
Risques d'épidémies Les vingt-trois mille réfugiés de Kigembé reçoivent en principe un kilo de maïs ou de haricots par jour et par personne. A condition de savoir jouer des coudes. Dismas Daribiké erre sur l'espalanade, avec son sac de plastique vide à la main. il a une femme, deux enfants et sa mère à nourrir, et n'a encore rien obtenu. " ce soir, ma famille ne mangera pas ", se plaint-il. Dans les bras de son épouse, son fils en guenilles claque des dents. Les couvertures manquent. Les infections pulmonaires guettent les enfants.
Les risques d'épidémies grandissent aussi. Les premiers cas de rougeole ont été repérés par une équipe de médecins sans frontières (MSF).Le taux de mortalité dans les sites d'accueil atteint deux décès pour dix mille personnes par jour, un seuil très critique, selon les références des milieux humanitaires.La dysenterie est le premier facteur de mortalité. " même si on constate quelques améliorations, à l'heure actuelle, les conditions de vie clé ces gens sont simplement désastreuses ", reconnaît le docteur Roger Teck, coordinateur médical d'urgence de MSF.
Plusieurs milliers de bâches ont été remises aux réfugiés. mais, là aussi, la demande dépasse les moyens des organisations de secours. Les huttes recouvertes de plastique côtoient des centaines d'abris dont les armatures de branchages ne sont toujours pas protégées contre les pluies, maintenant quotidiennes. Les habitants de Nyaluteja, le village voisin, hébergent plusieurs dizaines de familles sans toit, illustrant la solidarité qui a saisi les Rwandais (en majorité d'ethnie hutue comme la quasi-totalité des réfugiés).
Les réfugiés de Kigembé sont parmi les mieux lotis. Dans la commune voisine de Kibayi, qui abrite à elle seule près de cent trente mille Burundais, la situation est dramatique. Aucune distribution de vivres n'a encore eu lieu. La livraison et la distribution de l'aide alimentaire (les besoins étant estimés à 160 tonnes de vivres par jour) nécessitent une infrastructure impossible à mettre en place en quelques jours.Et les pistes de cette région difficile d'accès sont détrempées par les pluies. La France a rapidement fait parvenir des secours par avion. Mais ce sont des camionnettes tout-terrain qui ont dû faire la navette entre la route principale et les camps, les camions étant trop lourds pour les Pistes. Les organisations humanitaires ont engage une course contre la montre.
Ravages écologiques
Les paysans burundais, mais aussi les fonctionnaires et les étudiants, sans ressources, repassent chaque nuit la rivière Kanyaru, qui marque la frontière rwando-burundaise pour aller chercher de quoi manger dans leur pays. Des incursions qui entraînent souvent des accrochages avec les paysans tutsis, protégés par les soldats burundais, ou avec les bandes armées qui écument le nord du Burundi. Dans leur grande majorité, les réfugiés sont hutus.Mais on compte parmi eux quelques centaines de Tutsis, que les autorités rwandaises cherchent à isoler rapidement de peur qu'ils ne se fassent massacrer par leurs compatriotes.
ce nouvel afflux de réfugiés provoque des ravages écologiques : la densité de la population rwandaise (282 habitants au kilomètre carré) est la plus forte au monde après celle du Bangladesh. Dans la préfecture de Butare, où se sont concentrés la plupart des réfugiés, plusieurs collines ont été entièrement déboisées pour donner un peu d'espace aux nouveaux arrivants. En mars, la déforestation avait touché les environs de la capitale,Kigali, avec l'arrivée de près d'un million de déplacés, fuyant l'offen ve des rebelles du Front patriotique rwandais (FPR), au nord du pays depuis, six cent mille déplacés sont rentrés dans leurs villages évacués par le FPR, à la suite de l'accord de paix signé le 4 août à Arusha (Tanzanie)." Ils ont tué notre président et j'ai eu peur ", affirment tous les réfugiés hutus, qui refusent de retourner chez eux malgré le dialogue qui s'est instauré à Bujumbura entre l'armée et le gouvernement. "Nous ne serons rassurés qu'en présence d'une force internationale ", disent-ils, craignant " l'armée tutsie ". Depuis quatre jours, le flot des réfugiés s'est pratiquement tari au Rwanda. Ce qui n'est pas le cas en Tanzanie, où des Burundais arrivés à la fin de la semaine dernière faisaient encore état d'exactions militaires dans l'est du pays. selon un responsable humanitaire qui a parcouru l'extrême nord du Burundi, les localités de cette région sont toujours désertes malgré une situation plus stable. on ne constate aucun retour vers le Burundi, sinon les brèves incursions de villageois qui tentent de récupérer des vivres ou des outils dans leurs propres habitations, dont beaucoup sont aujourd'hui la proie des pillards.(
Le Monde, 9 Novembre 1993)

Refugee aid
Britain announced a Pounds 350,000 grant to the UN High Commissioner for Refugees to help over 600,000 people who have fled the central African state of Burundi since the attempted coup there last month.(SOURCE: The Times 12 November 1993)

 

BURUNDIAN REFUGEES HAVE HIGH DEATH TOLL
More than 100 Burundian refugees were dying of disease and malnutrition each day in crowded camps in Rwanda,the United Nations refugee agency said Thursday. The U.N. High Commissioner for Refugees (UNHCR) said in a statement thatin some Rwanda camps the death rate had reached 5.8 per 10,000 per day. That translated into a "very conservative" 100 deaths daily. About 700,000 Burundians fled their country after a failed coup on Oct. 21 touched off ethnic clashes between the
(Reuter November 26, 1993)

 

 

Burundi refugees face death
Refugees from ethnic fighting in Burundi will begin dying of starvation within days unless they get supplies, the Medecins sans Frontieres agency said yesterday.More than 700,000 people who fled the fighting are facing death in refugee camps in Tanzania, Rwanda and Zaire. "Members of families are going back to Burundi to look for food in the village they left," an aid worker said.( The Times 03 December 1993 (c) Times Newspapers Ltd )

World News in Brief: Tanzania refugee plea
British charity Oxfam called for an internationaleffort to save 40,000 refugees stranded in Tanzaniaafter fleeing tribal violence in neighbouring Burundi.(The Financial Times 23 Décembre 1993)

 

BURUNDI : 180 réfugiés meurent chaque jour
Les750 000 réfugiés qui ont fui les violences tribales sont dans une situation désastreuse, a déclaré mercredi 22 décembre à Genève un responsable du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi. D'autre part, le ministre burundais des affaires étrangères, Sylvestre Ntibantunganya, qui a démissionné mercredi, a été remplacé par le ministre des communications, Jean-Marie Ngendahayo. (Reuter.24 Décembre 1993)
Remarque: Les réfugiés sont des citoyens Burundais de l'ethnie Hutu.

 

 

 

1988

 

Les Hutus fuient la folie des Tutsis: des récits et des chiffres hallucinants

Les affreuses blessures par balles et par éclats de grenades en témoignent à suffisance: les 80 enfants (en majorité), femmes et hommes soignés à l'hôpital de Boutare, au sud du Rwanda, sont les survivantsd'un massacre systématique perpétré à l'arme a feu, certainement pas à l'arme blanche, par les militaires burundais qui ont ratissé de très nombreux villages de la province septentrionale.

Niais ils ne sont qu'une poignée par rapport au nombre de 40.000 réfugiés (37.303 exactement lundi et 3000 ajoutés mardi par le flot quotidien), qui ont réussi à franchir la rivière Akamyaru, et qui attendent, sous la pluie, sans abri. dans quatre camps improvisés, d'être pris en charge.

 

 

L'enfer burundais raconté par les blessés/Grenades à gaz, mitraillades, coups de baïonnette : les armes du massacre

Cinquante mille réfugiés burundais sont arrivés au Rwandaet leur nombre augmente au rythme de plusieurs milliers par jour, ont indiqué les autorités rwandaises à Butare (Sud).

Beaucoup de réfugiés ont décrit la manière dont ils ont fui les massacres de l'armée burundaise, contredisant la version du gouvernement de Bujumbura qui affirme que l' ethnie majoritaire hutu ( 85 p.c. de la population) a massacré des membres de l' ethnie tutsi au pouvoir. On ne sait toujours pas le nombre de victimes - il varie entre 5.000 et 50.000 morts.

Soixante-six réfugiés, parmi les plus grièvement blessés sont soignés à l'hôpital universitaire e Butare. Le directeur de l'hôpital, le Dr Jean Gahungu, a déclaré que les neuf dixièmes des réfugiés soignés étaient des Hutus et que ceux qui étaient capables de raconter leur calvaire avaient décrit dans le détail des massacres commis, par l'armée burundaise, majoritairement tutsi.

 
1972

 

Les evénements du Burundi:UN « GENOCIDE SELECTIF »
Le Comité Belge de Soutien aux Réfugiés du Burundi a organisé hier, à Bruxelles, une conférence de presse destinée à attirer l'attention sur la situation au Burundi et sur les réfugiés en provenance de ce pays.
D'après le Père Boon, prêtre beige, professeur à l'université de Bujumbura durant les tragiques événements de mai dernier, on peut parler de"génocide sélectif ". 150.000 à 200.000 personnes sont mortes, parmi lesquelles toute l'élite Hutu(ministres, fonctionnaires, étudiants) et la jeunesse Hutu se voit refuser l'accès aux écoles.
Les Hutus fuient encore dans les pays voisins, ce qui prouve que la situation ne s'améliore pas, déclare le père Boon.
Il y a actuellement environ 100.000 réfugiés Barundis. dont 15.000 au Rwanda, 15.000 au Zaïre et 70.000 en Tanzanie.

 

TÉMOIGNAGES : L'extermination d'une ethnie

Aucun journaliste n'ayant pu jusqu'ici pénétrer à l'intérieur, on sait peu de chose sur ce que fut la répression au Sud. Quelques informations fragmentaires sont parvenues de quatre Européens isolés à Nyanza-Lac au moment de l'insurrection et que les rebelles firent passer en Tanzanie. On sait par eux que dans la première semaine les deux hélicoptères de l'armée furent utilisés pour survoler les zones rebelles en mitraillant au hasard tout rassemblement. C'est dans ces régions du Sud que les estimations du nombre de victimes, insurrection et répression comprises, se chiffrent par milliers. En quelques jours les estimations avancées par la presse belge sont passées de plusieurs milliers à cent cinquante mille morts. Ces chiffres sont parfaitement arbitraires.Seul l'afflux de réfugiés en Tanzanie et au Zaïre témoigne de l'ampleur des massacres, mais il est actuellement impossible de proposer une estimation sérieuse

 

SITUATION DES RÉFUGIÉS BARUNDI ACCUEILLIS EN AFRIQUE.
Nous avons pu nous rendre dans des concentrations importantes des réfugiés au Rwanda et au Zaïre pour la Tanzanie nous nous contenterons des informations fournies par des personnes qui y ont été récemment. Nous pouvons déjà dire qu'à part quelques rares exceptions, les réfugiés (dont le nombre est d'environ110.000 personnessont arrivés dans ces pays d'accueil dans des conditions indescriptibles et dans un dénouement total.

 

NOUVELLES DES REFUGIES BARUNDI (1972)

Le premier exode burundais date de 1961juste après l'assassinat du Prince Louis Rwagasore. L'exode devient de plus en plus massif et mono-ethnique à partir de l'année suivante, avec l'assassinat des syndicalistes chrétiens à Bujumbura, puis en 1965,après la révolte des Hutu contre le Roi Mwambutsa IV.

@AGNews 2002

00:26 Écrit par victor ntacorigira dans Actualités, Rapport, Témoignages, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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