28/05/2012

40 ans de génocide : Garder une mémoire vigilante sur l'hécatombe

29 avril : Garder une mémoire vigilante sur l’hécatombe de 1972 au Burundi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Opinion

@rib News, 29/04/2012

Droit et devoir de mémoire des familles des victimes du génocide commis contre les Bahutu du Burundi par le Parti UPRONA et le régime de Michel Micombero en 1972.

Chers orphelins, chers veuves et veufs, chers petits-enfants et arrière-petits-enfants des victimes de ce carnage, chers parents et parentés des victimes de 1972, chers amis du Burundi de la région est-africaine, du continent africain, européen, asiatique, américain et océanien, souvenez-vous car vous n’avez pas le droit d’ignorer ou d’oublier le premier génocide commis sur la terre africaine contre les Bahutu du Burundi par le Parti Uprona et le régime de Michel Micombero en 1972.

Au début du mois d’avril comme celui-ci en 1972, des listes des personnes à abattre étaient presque totalement achevées. Le 29 avril 1972, le Président, Michel Micombero liquide son propre gouvernement sans le remplacer par une autre équipe le même jour. Ce jour même, il organise des soirées dansantes dans plusieurs régions du pays. Depuis cette même nuit, les premières victimes ont été enregistrées dans les rangs des Bahutu et des Batutsi.

Pour tromper l’opinion, le gouvernement a annoncé un simulacre de coup d’Etat, d’attaque d’une rébellion des monarchistes ou des Mulele venus de l’ex-Zaïre. Sans entrer dans les détails qui seront soulevés par les instances judiciaires nationaux ou internationaux un jour, il convient de connaître pour les uns, ou de se rappeler pour les autres ce qui s’est passé en bref :

Juste après la date du 29 avril 1972, des écoliers du primaire, des élèves du secondaire, des étudiants de l’Université du Burundi, des séminaristes à tous les niveaux (petits, moyens et grands) et des enseignants ont été sortis de leurs classes à côté de leurs frères de l’ethnie tutsi sur base des listes élaborées bien avant. Des hommes d’église (prêtres, pasteurs, évangélistes, catéchistes, sœurs, frères, diacres), des commerçants, des cadres de l’Etat, des militaires de l’ethnie hutu ont été tués en masse. En bref, toutes les catégories des Bahutu ont été visées. Des véhicules de l’armée, de la gendarmerie, des cadres de l’Etat et des personnes acquises à l’idéologie génocidaire les ont acheminés à l’abattoir où ils ont été abattus comme des gibiers et jetés dans  des fosses communes, des toilettes, dans des rivières, etc.

Chers orphelins, chers veuves et veufs, chers petits-enfants et arrière-petits-enfants des victimes, nous pourrions dire beaucoup de choses là-dessus mais l’heure est de rendre hommage aux nôtres et de se rappeler ce qui nous arrivé. Nous vous demandons de garder à chaque instant une mémoire vigilante, d’éviter toute distraction, de s’unir pour éviter et refuser que ce qui nous est arrivé se reproduise un jour et d’exiger que la justice soit faite. Entre temps, nous vous souhaitons une bonne célébration de la mémoire des nôtres ce 29 avril 2012.

Tubeho

11:32 Écrit par victor ntacorigira dans Actualités, commémorations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

40 ans de génocide : débat autour du recensement ethnique des travailleurs

Burundi : débat autour du recensement ethnique des travailleurs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Opinion

@rib News, 29/04/2012

Conserver les acquis d’une politique d’exclusion ethnique et régionale des régimes de Micombero, Bagaza et Buyoya : tel est le but caché des syndicats et du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Sur les ondes des radios locales, le Président de l’APUB, Monsieur Egide MANIRAKIZA affirme que le recensement des travailleurs sur des critères ethniques a le but de diviser en deux les travailleurs. Selon lui, à l’Université du Burundi, l’emploi ou le travail ne se donne pas selon l’appartenance ethnique mais la compétence.

Dans le même sens, les travailleurs de l’Hôpital de Ngozi, disent que ce recensement doit s’arrêter rapidement car il vient faire retourner le pays en arrière. Ils disent que les postes et services à l’Hôpital (de Ngozi) ne sont pas de nature politique.

Monsieur Pacifique NININAHAZWE du FORSC s’inquiète en se référant sur les méfaits de l’ethnisme qui a tant marqué les Burundais (caraduseserekeje) et dont ils ont toujours peur. Pour Monsieur Gahungu, le Président de la COSYBU, ce recensement doit être suspendu parce que ceux qui le font n’ont pas porté à la connaissance des syndicats son but ou ses mobiles. Si jamais il y a la crise sociopolitique comme celle qu’a connue le Burundi, cas de l’Université, il fait savoir que la situation pourrait être dramatique, à cause du recensement ethnique.

Sur le site ARIB du 07/04/2012 – Source Xinhua, « Les professeurs de l’Université du Burundi et d’autres organisations syndicales et de la société civile craignent des conséquences néfastes d’un tel recensement qui ne devrait concerner que les postes de nomination » parce qu’il est initié par le Sénat dans le but de voir l’état des lieux des équilibres (ethnique, régional et de genre) prévus par l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi.

Selon cette source, Egide Manirakiza de l’APUB a également fait remarquer que « …l’Université est un service public particulier dans lequel les professeurs et le personnel devraient être recrutés non pas sur des bases ethniques, mais en tenant compte les critères professionnels et les titres qu’ils possèdent. Avec ce recensement, on aura des conséquences néfastes aussi bien au niveau académique qu’au fonctionnement même de l’Université parce que nulle part au monde on enregistre les professeurs sur des bases régionales et ethniques ».

Enfin, Julien Nimubona, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique soutient les inquiétudes de ces professeurs. Il a déclaré : « Je soutiens le président de l’APUB (...) les professeurs n’ont pas à répondre et à remplir ces fiches-là. Cela ne les concerne pas. Je ne défendrais pas cette politisation de l’Université du Burundi ».

Après avoir entendu les réactions et lu les écrits de ces personnalités, j’aimerais relever les observations suivantes et poser quelques questions aux leaders de ces organisations et aux Ministre Nimubona.

1. Nous comprenons que la COSYBU n’avait pas dénoncé et contesté la politique de l’ethnisation des institutions (politiques, postes techniques, secteurs privés et parapublics) par les régimes de Michel MICOMBERO, de Jean-Baptiste BAGAZA et de Pierre BUYOYA, en donnant de l’emploi presque exclusivement à une seule ethnie : les Batutsi, en témoigne les effectifs sur la représentation ethnique dans tous les secteurs du pays, parce qu’elle avait été informée.

2. En mettant en avant les critères de compétence, est-ce que ces organisations veulent nous convaincre que ceux qui occupent les postes techniques sont aujourd’hui les meilleurs, les plus intelligents que ceux qui ne les ont pas ? Combien ont-ils été recrutés dans la transparence, dans la compétition pour être sûr qu’ils sont les meilleurs et les plus compétents ?

3. Le Parti UPRONA a toujours défendu becs et ongles les 40% de postes qui reviennent aux Batutsi selon l’accord d’Arusha mais curieusement, ces organisations n’ont jamais dit que le fait d’évoquer les ethnies peut retourner le pays en arrière.

4. Le président de l’APUB croit qu’il parle aux étrangers qui ne connaissent pas l’Université du Burundi. Dans certain(e)s facultés, instituts et départements, on ne trouve aucun professeur, aucun assistant hutu ou twa. Est-ce que ce Président, veut nous affirmer qu’une seule ethnie capable d’étudier la science, de la comprendre et de l’enseigner plus que d’autres ?

5. Dans ces facultés, instituts et départements, les enseignants sont non seulement mono-ethniques, mais sont aussi soit originaires d’une même région ou issus d’un même clan. En évoquant le critère de compétence, le Président de l’APUB n’a pas compris qu’il se ridiculise. Pourrait-il expliquer aux Barundi comment une seule région ou un seul clan est exceptionnellement intelligent(e) pour enseigner à l’Université ? Pourrait-il expliquer qu’une seule composante ethnique est compétente pour dominer presque tous les services de l’Université du Burundi et de la Régie des Œuvres universitaires ?

6. Au lieu de soutenir le Président de l’APUB, le Ministre NIMUBONA aurait été le premier à soutenir l’initiative du Sénat. Je me demande comment un Ministre peut saboter les actions du Sénat et rester impuni.

7. Quand les Burundais hutu et Tutsi ont été massacrés dans ce pays, pourrait-il nous donner un seul cas où les assassins se sont trompés sur les personnes à tuer parce qu’un recensement ethnique n’avait pas encore eu lieu ?

8. Toutes ces personnes qui ont élevé la voix pour dénoncer ce recensement savent bien pourquoi elles le font. En même temps, nous leur disons que le public n’est pas si idiot pour le comprendre. Et quand les gens se taisent, les moins intelligents croient qu’ils le font par bêtise.

Tuzirikane

 

11:30 Écrit par victor ntacorigira dans Actualités, commémorations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

40 ans de génocide : Culte du mensonge et du silence

Culte du mensonge et du silence sur le génocide de 1972 au Burundi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Analyses

@rib News, 29/04/2012

Avril 1972… la conspiration du silence et une (im)possible réconciliation.

Par Salvator Sunzu, journaliste

De 1961 à 1972 (pour ne s’arrêter que là) des centaines de milliers d’innocents ont été fauchés. Parmi les plus illustres figurent, le père de l’indépendance, le Prince Louis Rwagasore, l’ancien premier ministre Pierre Ngendandumwe. Jusque au début des années 80, la photo de ce dernier trônait dans tous les bureaux administratifs de l’Etat. Il avait en effet été proclamé Héros national. Et c’est à ce titre que l’on tenait à l’immortaliser. Mais aujourd’hui rien. Aucune trace.

C’est à peine si l’on se souvient encore de Paul Mererekano, compagnon de lutte de Louis Rwagasore, lui aussi tués dans des circonstances tout aussi pour le moins obscures. ET que d’éloges pour ce personnage hors pairs de la part de ce qui l’on connu, toute ethnie confondue par ailleurs ! Mais évoquez les circonstances de sa mort, et tout le monde se rebiffe.

1972 fut le sommet de l’horreur, un véritable génocide a été perpétré par l’Etat que dirigeait Michel Micombero. Ironie du sort, le portrait-photo de ce dernier trône majestueusement a l’entrée des bureaux de l’actuelle et illustre Assemblée Nationale, à titre d’ancien président de la République. C’’est à ce même titre que sa famille touche les émoluments qu’Arusha a gracieusement accordé à ce cercle restreint d’anciens chef d’Etat.

Génocide donc en 1972, et 40 ans après le mystère subsiste. Que d’intellectuels, de fonctionnaires, des militaires et policiers, des étudiants, des élèves, des paysans, par milliers ont été horriblement fauchés ! Et le silence continue à peser, les bourreaux n’ayant jamais été inquiété, même à titre posthume. Ce silence est de nature à compromettre la paix à long terme. Ce silence là, ce n’est pas le silence des morts, mais celui des vivants. Les victimes sont connues, elles sont même aujourd’hui comptabilisables. Les bourreaux sont tout aussi connus. Car  le crime des crimes a été perpétré par l’Etat et son appareil. Ce n’est pas une ethnie qui a commis un génocide contre une autre, mais un Etat qui a instrumentalisé une ethnie pour se débarrasser définitivement d’une autre ethnie, devenue ennemie de la nation pour les besoins d’une cause.

Cet Etat là continue de nous hanter. Les acteurs volontaires et involontaires encore en vie du génocide préfèrent garder un silence épais autour du drame. Sinon, comment l’on n’ait pas pu retrouver les restes du roi Ntare V (qui pourtant aurait pu être un dénominateur ethnique commun), alors que certains des dignitaires de l’époque, sont toujours en vie ? Ceux qui ont habilement négocié le retour de Ntare V et accompagné le dernier roi du Burundi durant son calvaire Kampala-Bujumbura sont là. Certains de ceux qui ont pris les grandes décisions au niveau national et provincial sont là. Beaucoup de complaisent dans un silence troublant ou, dans l’hypothèse la plus optimiste, ils attendent  le moment opportun pour tout déballer.

Ce culte du mensonge et du silence risque de peser pour beaucoup dans la suite du processus de réconciliation. A la lecture de certains écrits tant dans les journaux que sur les toiles, il se dégage une nette impression que certains groupes sont entrain d’aiguiser les couteaux, par la déformation des faits, ou par la tentative de transformer les victimes en bourreaux et vice-versa. La vérité est têtue comme des chiffres, disent certains, mais une vérité sociologique est historique doit être révélée, connue et entretenue, pour qu’elle ne s’oublie pas. Personne ne semble avoir été offusqué par l’échec des plus grands chercheurs et spécialistes belges qui ont séjourné dans ce pays pour trouver la vérité sur la personne du roi Charles Ndizeye. Et pourtant cet échec est un signe prémonitoire de l’échec que vont subir les Burundais dans leur quête de la vérité et donc de la réconciliation. Tout le problème repose sur le fait que la vérité est connue de tous, mais que certains sont incapables de la reconnaître ouvertement et publiquement, et donc de l’assumer. Certains voudraient même marchander la vérité, en tirer des bénéfices politiques. Si les témoins burundais ne sont pas prêts à parler, il faudra faire appel à des témoins et spécialistes étrangers ou certaines des traces qu’ils ont laissé. Ainsi, citant le rapport d’une mission spéciale de l’ONU, conduite par Issouffou Djermakoye qui a séjourné au Burundi du 22 au 28 juin 1972, le Secrétaire Général de l’ONU de l’époque, Kurt Waldeim indique que "les dimensions de la tragédie humaine que connaît le peuple du Burundi est effarante". Il ne parle pas encore de génocide.

Un homme d’Eglise, le Chanoine Pirard criera dans le désert en indiquant notamment que "Les choses en sont arrivées (au Burundi) à un point tel que l'armée procède à l'élimination des hutu non pas pour ce qu'ils ont pu faire, mais pour ce qu'ils pourraient faire, et spécialement lorsqu'il s'agit de personnes ayant reçu ou en train de recevoir une éducation. On va chercher des élèves dans les écoles pour les tuer... Les massacres nécessitent des camions pour transporter des corps des suppliciés, et des bulldozers pour les enterrer. Et, répétons-le, ils continuent. (...) J'ai vu des centaines de personnes embarquées dans trois cars. On les a fait passer entre des haies de "jeunesses révolutionnaires Rwagasore" qui les ont battues à coup de gourdins. On a laissé mourir les victimes de leurs blessures, et des camions les ont ensuite déposées dans des charniers. En un jour, une religieuse a vu passer plus de dix camions chargés chacun de plus de deux cents cadavres"(...).

Le Chanoine ne s’est pas arrêté là. Horrifié par l’horreur, il aurait écrit au président Micombero pour lui dire entre autre : "Vous devriez savoir, Monsieur le Président, que lorsqu'un peuple n'a pas le moyen de s'exprimer à travers les institutions d'une République qui n'a ni Constitution ni Parlement, il s'exprime dans la rue ou sur les collines. Alors, qu'avez-vous fait pour porter remède aux causes profondes qui déchirent aujourd'hui le Burundi ? Vous êtes en train de stériliser une race et à travers elle tout un peuple". (Le Soir., 24 mai 1972).

Le témoignage de ce coopérant français de l’époque est tout aussi éloquent : « Par camions entiers on transporte nuit et jour des cadavres. On arrête tous les "suspects". On les oblige à se dévêtir. On les fait coucher à plat ventre, les mains derrière la nuque. On les cogne à coups de crosse, de bâtons, de pierre. On les torture. Puis on les transperce à la baïonnette. Ces bulldozers font le reste. Sans parler des innombrables règlements de compte! Dans les écoles, les élèves Tutsi assassinent leurs camarades à coups de pierres, de machettes, de bâtons ... »

Ce sont des horreurs que certains parmi nous, les vivants et survivants, ont vécu en tant que victimes et/ou bourreaux. Les seules traces indélébiles de la tragédie sont les sanglots toujours frais dans les ménages d es disparus et les pertes de repères sociopolitiques qui nous hantent chaque jour. Le jour où, dans un élan sublime de vérité et de réconciliation, le bourreau décrira lui-même ce qu’il a fait, sans attendre que les autres viennent le lui faire dire, et le jour où, dans un élan tout aussi sublime de réconciliation, la victime dira au même moment un ‘’je te pardonne’’ sans arrière pensée, ce jour là ce sera la fin des tous les malentendus. Ce jour là, on commencera à appliquer certaines thérapie gracieusement préconisées par des spécialistes, dont celles, si clairement expliquées par le philosophe et écrivain français de confession juive, Bernard- Henri Lévy à notre confrère Innocent Muhozi dans un long entretien diffusée sur Télé Renaissance, lequel entretien portait sur les stratégies de réconciliations dans un contexte de l’après génocide. L’interview de BHL est très pédagogique en matière de paix et réconciliation. Je crois l’avoir suivi en 2008 ou 2009. Télé Renaissance devrait le rediffuser régulièrement pour le bien des Burundais et pour la réconciliation. On s’étonne d’ailleurs de ce qu’une émission aussi riche soit pratiquement placardée, alors que le contexte appelle à sa plus grande diffusion.

Certes, l’appel à des élans sublimes relève d’une certaine candeur, d’une naïveté. Les enjeux de ce grand déballage eux sont plus politiques que religieux. Dans tous les cas, où il aura lieu, et la réconciliation aussi, ou il n’aura pas lieu, et les conséquences ne tarderont pas à se faire voir. Une invitation à une cérémonie à l’occasion de ce 40ème anniversaire de la tragédie a été lancée par la diaspora burundaise, crois-je avoir lu sur la toile, accessible à une très fine minorité de la société burundaise. Le message aura-t-il passé ? On le verra et en tout cas bravo aux initiateurs.


NdlR : 1. A l’âge de 13 ans, Salvator Sunzu perd son père Musita Sylvestre, son frère Ndayikengurukiye Laurent, son oncle paternel Rudaradangwa Benjamin et ses deux oncles maternels Toyi Tharcisse et Karikurubu Charles. Son père et son oncle paternel furent enterré dans une fausse commune à Matana tandis que son frère et s es deux oncles maternels furent tués et enterrés à Bujumbura.

2. Les citations ici reproduits ont été puisées sur Internet citant parfois des sources de la presse. L’auteur n’en garantit pas l’authenticité.

11:27 Écrit par victor ntacorigira dans Actualités, commémorations, Sunzu Salvator | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |